Le constat : Notre eau est captée par des multinationales privées
À Draveil aujourd’hui, l’eau n’est plus un bien commun, c’est une source de profit.
L’eau potable est exploitée par SAUR, au nom de la Communauté d’Agglomération Val d’Yerres Val de Seine. L’assainissement est géré par SUEZ, sous la tutelle du SYAGE.
Les décisions se prennent loin de chez nous, les tarifs augmentent, et les investissements pour entretenir nos réseaux sont sacrifiés sur l’autel des dividendes.
Ce système opaque et à plusieurs étages nous prive de tout contrôle démocratique. Nous subissons les choix de grands groupes dont la priorité n’est pas l’intérêt général, mais le rendement financier.
Nous disons : STOP. L’eau doit revenir dans le giron public.
Notre objectif : Une régie publique municipale de l’eau
Nous nous engageons à œuvrer, dès le début du mandat, pour la création d’une régie publique municipale qui gérera l’ensemble du cycle de l’eau à Draveil.
Ce service public aura pour seule mission l’intérêt des Draveillois·es, selon trois piliers :
• La justice sociale : Une tarification progressive qui protège les familles modestes, et un Fonds de solidarité pour empêcher les coupures d’eau.
• La démocratie participative : Un Conseil de l’Eau ouvert aux habitant·e·s, une transparence totale des comptes et des décisions.
• L’écologie : Des investissements massifs pour colmater les fuites, protéger la ressource et garantir une eau de qualité pour tous.
Notre feuille de route concrète et immédiate
Nous ne nous contenterons pas de belles promesses. Dès notre élection, nous passerons à l’action avec méthode et détermination.
Mois 1 à 6 : L’audit et la transparence
• Commandite d’un audit juridique, financier et technique indépendant des contrats avec SAUR et SUEZ, dont les résultats seront rendus publics.
• Organisation d’assemblées publiques dans chaque quartier pour présenter les constats et recueillir les priorités des habitant·e·s.
• Début des discussions avec les syndicats des personnels de SAUR et SUEZ pour garantir leurs droits dans la transition.
Mois 7 à 18 : La construction du projet et des alliances
• Lancement d’un plan de sortie de la délégation privée pour l’assainissement (SUEZ/SYAGE), en priorité, car c’est la compétence sur laquelle nous pouvons agir le plus directement.
• Proposition aux communes voisines de l’agglo de lancer une étude conjointe sur la création d’une régie publique intercommunale de l’eau potable. Seul, on est impuissant ; ensemble, on a le poids d’agir.
• Co-construction, via des ateliers citoyens, des statuts, de la tarification sociale et du modèle de gouvernance de la future régie.
Mois 19 à 36 : La mise en œuvre et la création
• Création officielle de la régie publique, avec ses instances démocratiques.
• Négociation et mise en œuvre du transfert des services et des personnels.
• Lancement effectif du nouveau service public, avec les premiers investissements prioritaires (lutte contre les fuites, tarification sociale).
Nos premières mesures d’urgence, dès les 100 premiers jours
En parallèle de ce travail de fond, nous agirons immédiatement sur ce qui est à notre portée :
• Création d’un Fonds Municipal de Solidarité Eau pour effacer les dettes d’eau des familles en difficulté et interdire toute coupure.
• Instauration d’une tarification progressive sur la part communale de la taxe d’assainissement.
• Transmission systématique de tous les documents contractuels (contrats avec SAUR, SUEZ, délibérations) à une commission d’habitant·e·s tiré·e·s au sort pour examen.
L’eau est un combat de justice, d’écologie et de démocratie
Reprendre notre eau en main, c’est bien plus qu’un changement de gestionnaire. C’est un acte de souveraineté populaire. C’est la preuve que, face à la puissance des multinationales, une collectivité déterminée peut défendre l’intérêt de ses habitant·e·s.
Nous nous inspirerons des réussites de Paris, Grenoble, Rennes et 150 autres communes, où le retour en régie publique a permis de baisser les prix, d’améliorer le service et de réinvestir dans les réseaux.
À Draveil aussi, nous pouvons y arriver.
Ensemble, faisons de notre eau un bien commun, pas une marchandise.

